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Article: Comment -bien- choisir son costume ?

Comment -bien- choisir son costume ?

Comment -bien- choisir son costume ?

Le costume est un incontournable du vestiaire masculin. Dans l’univers professionnel ou les cérémonies, il impose une identité formelle. Mais il n’est pas rigide pour autant ! Il peut aussi être le compagnon chic et très agréable de vos rendez-vous et déplacements, avec ou sans cravate.

Ses déclinaisons sont infinies. Vous pouvez jouer sur les matières, les couleurs, les finitions …et sa construction. En effet, celle-ci, cachée par le tissu et la doublure peut être très différente d’une pièce à l’autre. Mais une règle prime parmi toutes : c'est la coupe qui offre le confort et l'allure d'un costume. Soyez très exigeant sur ce point.

Pour bien choisir, il faut d’abord définir votre projet avec précision. Pour quelle occasion ? quel usage ? quelle durée de vie ?

Voici quelques clés pour comprendre comment est confectionné un costume, et prendre les bonnes décisions.

 

1) Le choix du tissu

C’est évidemment le premier critère à considérer. Pour une raison esthétique, bien sûr, mais aussi une question de confort.

Vous prendrez en compte sa composition (matières naturelles ou synthétiques, mélanges, laine fresco, laine mérinos, coton, lin…), sa structure (tissé, tricoté, sergé, jersey..), sa couleur, son fabricant (connu ou pas) et son poids.

Tous ces éléments déterminent les propriétés du tissu, son comportement et donc ses avantages et ses faiblesses. Il doit absolument correspondre à votre "occasion" ou votre mode de vie.

Parce qu’il est impossible d’être exhaustif, voici nos recommandations qui tiennent compte du triple ADN de la marque Wolbe : élégance / efficacité / responsabilité

a) La Twisted wool

Ou les laines « Fresco » en général. Ce sont des tissus nés en Angleterre, construits à partir de fils torsadés sur eux-mêmes. Ils offrent une trame très aérée, donc respirante et infroissable. La torsade joue en effet le rôle d'un ressort, et le tissu retrouve sa texture après être froissé.

C’est un MUST pour l’été ou pour tous les déplacements. Car elles ils sont excessivement stables. Seul bémol pour certains, un toucher un peu sec. Mais quel confort ! C'est notre matière préférée sur notre positionnement.

Nos références sont ici la Tonik wool de Dormeuil, la laine Fresco et Fresco lite de Hardy Minnis (la seule maison à pouvoir revendiquer ce nom puisqu’ils en sont l’inventeur), la twisted wool de la maison Alfred Brown, ou la worsted wool de Huddersfield.
Voici l'exemple de notre costume Tonik Wool en personnalisation.



b) La laine merinos

Parce qu’elle est douce, thermo-régulante, anti bactérienne, naturellement stretch et peu froissable. Elle a aussi une « main » incroyable. Très tailoring.

La laine merinos est notre premier choix en termes de toucher et notre deuxième en termes de "performance" derrière la Twisted wool..

Superfine, elle s’apprécie à travers les grades Super 100, 110, 120, 130 qui expriment la finesse de la laine. Plus l’indice est élevé, plus la laine est fine (super 130 = 17,5 microns).

Attention, c’est un gage de qualité, de confort (douceur et respirabilité). Mais plus on monte, plus le prix sera élevé… et plus ce sera fragile. Notamment en termes de résistance à l’abrasion.

Nos références ici sont les maisons italiennes Carlo Barbera, Reda ou Vitale Barberis (pour les laines sèches) et Drago (pour les flanelles), dont les mérinos super 130 sont vraiment magiques. 

Voici l'exemple de notre costume Carlo Barbera en personnalisation.



c) La Combat wool ®

C’est notre jolie découverte pour améliorer la résistance à l’abrasion aux coudes ou à l’entrejambe. Résultat ? 10 fois plus de résistance à l’abrasion comparé à une laine merinos ou classique. Grâce au Cordura®, utilisé notamment dans l’outdoor pour protéger les épaules des vestes de randonnée de l’abrasion du sac à dos.

La composition marie 58% de merinos, 38% de Cordura® et 4% d’élasthane. Le mariage parfait pour combiner les avantages de la laine (thermo régulation, anti odeurs, peu froissable), la résistance et le confort strech. Bien sûr, la « main » sera moins « couture ». Mais l’entretien et le confort exceptionnels.

Voici l'exemple de notre costume Ultim en combat wool®.

d) La laine Flexo.

C’est une cousine de la Combat wool®, une polylaine. Le mariage de la laine (55%), de polyester (41%) et élasthane (4%). Ce qui va primer ici, c’est le confort, la durée de vie dans le temps (supérieure à la laine merinos superfine) et l’entretien.

Voici l'exemple de notre costume Flexo en personnalisation.

 

2) Le choix des finitions 

Ce sera le deuxième critère à considérer. Parce qu’elles permettront d’ajuster votre costume à l’occasion que vous aurez déterminé.

Certaines finitions seront plus excentriques et acceptables pour une cérémonie par exemple (revers en velours, boutons habillés par le tissu, vestes longues, pantalons taille haute). Ce seront essentiellement des raisons esthétiques. Pour l’œil des autres, mais aussi pour mettre en avant votre silhouette. 


Bien sûr, une veste droite à 2 ou 3 boutons ou une veste croisée apporteront un style différent.

Il en va de même pour les poches : plaquées sur la veste, elles donneront un côté décontracté et plus sportswear. A rabat, elles seront classiques. Passepoilées elles seront plus distinguées et modernes. Leur inclinaison va aussi apporter plus ou moins de classicisme ou de fantaisie (plus c’est incliné, moins c’est courant).

Idem pour les fentes à l’arrière : 2 (à l’italienne) versus 1 (à la française). Ou pour les revers à l’avant de la veste (ouverts ou aigus). Ou enfin pour les finitions des pantalons : une pince, deux pinces, pli de repassage, passants à ceinture ou pattes de réglages latérales.

Petite astuce : il y a deux finitions qui vont ancrer la veste de costume dans l’univers « tailoring ».

-la boutonnière des manches devrait être "fonctionnelle". Cela veut dire qu’on pourra défaire les boutons manuellement comme sur une chemise. Pratique si on veut retourner ses manches et faire apparaitre la doublure. 
- et la poche haute sur la poitrine devrait être en forme de barque (« barchetta » en italien.)

Dernières recommandations maintenant au-delà de l’esthétique. Pour la doubure. En effet, celle-ci peut être une contrainte en termes de transpiration, d’odeurs, de liberté de mouvement et de pliage.

Généralement la veste est entièrement doublée. Cela participe au joli "tombé" de la veste.

Avec une doublure en viscose ou cupro (plus luxueux, c'est un dérivé du coton). Choisissez plutôt une doublure stretch si vous avez un tissu extérieur extensible. Ce serait dommage d’être bloqué.


Mais il existe aussi 2 possibilités pour limiter la doublure dans les vestes :

a) La parementure américaine :
c’est une façon d’habiller la veste proprement, sans doublure dans le dos, à part un « papillon » dans le haut. Les pans intérieurs de la veste sont habillés avec le tissu extérieur. Ce qui offre une belle harmonie.

b) La veste peut être aussi seulement semi-doublée :
une doublure classique va être utilisée pour les deux pans latéraux. Mais le dos va être laissé nu. A part, encore une fois, les deux « papillons » sur le haut.

 

Ces constructions vont être recommandées pour les tissus qui ont des propriétés respirantes dont vous voudrez profiter. La laine merinos, la laine « fresco » par exemple. Ou pour les saisons estivales.

Attention, le coût de la parementure américaine est plus élevé. Car l’atelier doit redoubler d’efforts pour être impeccable dans les finitions du dos. Souvent, la doublure permet de masquer certains détails approximatifs.
 

3) L’entoilage, un point essentiel !


Dernier point très important la construction de la veste. En effet, il en va de la veste de costume comme des matelas : leur « technologie » est cachée et donc invisible à l’oeil. Or c’est elle qui va garantir une partie de la longévité de votre pièce.

Pour maintenir la forme de la veste, accentuer sa tenue et la rapprocher de votre morphologie, des couches intermédiaires peuvent être superposées entre le tissu extérieur et la doublure. On appelle cela l’entoilage. Cela peut être du crin de cheval, du non-tissé en coton… Ces pièces varient en termes de taille, et d’endroits où elles sont positionnées. Elles peuvent être thermocollées au tissu ou cousues à la main. Vous ne le voyez pas, mais elles aident le tissu à résister dans des endroits plus ou moins sensibles.

Il y a 3 types d’entoilage. Pour les décrire, partons de celui qui est le plus technique et le plus complet. Vous comprendrez alors la différence avec les autres montages.

A) L’entoilage complet (full canvas en anglais)

Toute la veste est entoilée avec une superposition de 4 couches (figure A). Ces couches sont cousues au tissu à la main, grâce à une technique très pointue, longue et onéreuse. L’avantage est d’avoir une couche qui va s’adapter exactement à votre morphologie.

Elle est généralement utilisée pour ce qu’on appelle la « grande mesure » et pour les puristes. Qui pourraient demain
découdre leur veste et changer l’entoilage pour le remplacer. Et retrouver ainsi une veste presque comme neuve.

Mais ce procédé ajoute plus de poids et de consistance au vêtement car la mise en toile s’applique sur l’intégralité de votre veste.

En termes d’usage, ce n’est pas forcément le meilleur compromis notamment en matière de confort (plus lourd, plus chaud).

B)  Le semi entoilé (half canvas en anglais)

On recherche ici le meilleur compromis entre durabilité et prix.

L’entoilage est cousu sur le haut du costume (torse, épaules, revers). C’est en effet sur cette partie que va se jouer l’essentiel du tombé (qui est important pour mettre en valeur votre corps).

C'est aussi cette partie-là qui va capter le plus de chaleur et qui sera le plus susceptible de se détériorer si c’était un thermo-collage.
 

C’est donc la solution que nous recommandons pour la personnalisation dans la ligne Heritage. Le costume Ultim EVO est aussi construit sur cette base. 

 

C) Le plastron

Il s’agit ici d’un entoilage concentré sur le haut de la poitrine, au niveau des tensions les plus fortes. Par contre, l’entoilage sera généralement thermo-collé. Il offre la structure et la tenue. Mais sera sans doute moins durable que l’option semi entoilée.

D) Le zero gravity

Il est strictement limité aux épaules. Nous l'utilisons exclusivement sur des tissus en jersey, pour optimiser le pliage complet de la veste (veste Gianni par exemple)

Conclusion

Voilà vous savez quasiment tout pour faire votre choix en toute connaissance de cause. Retenez au final qu’il n’y a pas de bon costume ! Il n’y a qu’un costume qui correspond parfaitement à l’occasion que vous aurez déterminé, à votre budget ou à votre usage précis.

Venez nous voir en boutique pour être conseillé sur le choix de votre costume, et surotut pour être accompagné dans la prise de mesure. Pour que celui-ci vous aille parfaitement !

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